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Histoire - mémoire - commémoration - 11 novembre 2014

       Histoire – mémoire – commémoration – Centenaire – 11 novembre 2014

Emission spéciale 11 novembre 2014 sur LMC radio.fr

histoirememoirecentenaire

Les années 2014 à 2018 sont marquées par le centenaire de la Première Guerre mondiale, événement majeur pour la région Picardie – terre de combats – et qui mérite l’organisation d’un temps spécifique commun aux élèves, fixé le vendredi 7 novembre 2014, à 11h00. Cette action, liée aux cérémonies du 11 novembre 2014, formera l’unité d’un temps académique et renforcera la portée symbolique de la commémoration.

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De 1914, début de guerre…. à 1918, fin de guerre…

loi24octobre 1922  11novembre 2012

…mis en perspective depuis le 11 novembre 1922…  avec une nuance récente du 11 novembre 2012…

Monsieur le Recteur de l’académie d’Amiens rappelle, dans sa circulaire du 30 septembre 2014,

qu’ainsi commémorer l’évènement permettra de se placer dans

« une démarche d’hommage et de mémoire »,

« que commémorer n’est pas célébrer

et que ce premier terme doit être entendu au sens de

se souvenir ensemble pour comprendre, partager, hériter pour continuer à construire ensemble« .

 

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« Il est du plus haut intérêt que les jeunes générations puissent rendre hommage aux combattants

qui, pour certains, ont fait le sacrifice de leur vie

afin que nous puissions, aujourd’hui, vivre dans la liberté et la démocratie. »

unite calendrier

 

Ainsi, notre devoir d’histoire profite de l’aspect exceptionnel de cette commémoration du 11 novembre 2014, cent ans après le début des opérations,

et s’inscrit dans une démarche d’éducation à la citoyenneté, d’hommage et de transmission de la mémoire.

Une grande commémoration nationale

Centenaire
                                                                          http://eduscol.education.fr/cid72380/commemoration-du-centenaire-de-la-premiere-guerre-mondiale.html

La commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale

s’inscrit dans plusieurs enjeux mémoriels de première importance :

compréhension d’une épreuve qui engagea l’ensemble de la société française, transmission de cette mémoire aux Français d’aujourd’hui, hommage rendu à ceux qui vécurent la guerre et firent le sacrifice de leur vie.

Enfin, les enjeux culturels et patrimoniaux invitent à appréhender le conflit dans la perspective d’une histoire nationale et européenne partagée.

Cent ans après ce terrible conflit, il s’agit pour les Etats européens d’être porteurs d’un message de paix, afin de contribuer à la construction d’un avenir commun.

Les dimensions pédagogiques de la commémoration

L’inspection générale de l’éducation nationale a défini quatre objectifs : insister sur la force de l’événement, mettre en exergue l’épreuve nationale, avoir une approche interdisciplinaire et ouverte sur les mémoires portées par d’autres pays, faire le lien avec la Seconde Guerre mondiale et le développement de l’idée européenne.

 

 

Les élèves du Lycée Marie Curie seront dans ce cadre

amenés à s’exprimer autour de cet évènement

 Voici  une réflexion plaçant cette commémoration sous le signe de l’ouverture grâce aux prises de paroles de Sophie Lutz, munichoise accueillie en Service civique Volontariat franco-allemand en établissement scolaire pour l’année 2014-2015De quelle manière cet évènement est évoqué en Allemagne chaque 11 novembre? Comment est traité ce 11 novembre 2014 en Allemagne?  Est-il au coeur d’une transmission médiatique comme en France en référence au 11 novembre 1918?

Nous vous proposerons bientôt également les interviews questionnant les représentations de nos élèves,  ancrant cette commémoration dans le présent et l’ouvrant sur l’avenir. Il s’agir des  prises de paroles de nos animateurs radio ou membres du CVL nouvellement élu le 9 octobre 2014 et très impliqués dans la Vie Lycéenne.

Que vous évoque le 11 novembre? Quel est l’aspect exceptionnel du 11 novembre 2014?…

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Et, des interviews menées en ECJS avec la classe de 2d1 où se sont volontiers improvisés des interviewers, plus ou moins dynamiques:

 

Et puis, un trio de collègues s’est lancé et nous livre  de riches réflexions:

 

Et, en avant-première, histoire de confronter les points de vue des jeunes générations, des micro-école, ont été réalisé grâce à notre équipement mobile. En voici la sélection privilégiée, menée devant le monument aux morts communal, à la porte de l’école, avec l’accord parental sur le chemin du péri-scolaire:

Un micro-collège sélectionné dans le panel :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Et même des micro-trottoirs intenses dont voici la sélection privilégiée:

 

Nous vous proposons maintenant des éclairages diversifiés organisant cette commémoration comme un temps d’Histoire à travers une offre de 5 thèmes: les supports proposés ci-dessous peuvent permettre de mener des ateliers réflexifs (avec les enseignants de toutes les disciplines, dont ceux d’Histoire-Géographie-Education Civique Juridique et Sociale).

Ces supports potentiels à exploiter vendredi 7 novembre 2014 (en classe, en AP, avec le CVL, avec le PP, …) sont classés en 5 thèmes et parmi eux quelques ressources constituent des « classiques » de la mémoire collective des élèves picards:

 11 novembre – Un LIEU – épi ferré –clairière
11 novembre – Une DATE – Centenaire – 14 juillet 14
11 novembre – France – Allemagne
Cérémonie républicaine – Hommage national – Dernier poilu
Monuments aux morts emblématiques de Picardie

 

 Le 1er support déclencheur concerne        11 novembre – Un LIEU – épi ferré –clairière

Depuis plusieurs années, dans le cadre de la préparation du Centenaire, les élèves de différentes classes sont en effet sollicités pour travailler autour de la transmission de la mémoire, de la conservation des sites patrimoniaux, de la labellisation Centenaire de certaines manifestations, en allant ainsi au-delà de l’évocation des conditions de vie des combattants, de la lecture de lettres de poilus et combattants des autres nations, y compris allemands, de la découverte du riche matériel « de tranchée » dans les musées, …   « De la guerre à la Paix », projet pédagogique d’Accompagnement Personnalisé d’avril 2012 et avril2013 a pu, par exemple, permettre à des classes de seconde de co-construire un parcours historique «De Confrécourt à Rethondes, OU, des carrières de 1914, refuge des soldats-artistes, à la clairière de 1918, site de signature de l’armistice» en partenariat étroit avec des bénévoles associatifs très engagés dans la préservation du patrimoine. Voici quelques extraits des interventions  particulièrement significatives mises en oeuvre PAR et AVEC ces lycéens sur le site de la clairière « de l’armistice » en forêt de Compiègne.

Le dossier proposé s’intitule: Un LIEU phare : l’épi d’artillerie de la forêt de Compiègne gardé en mémoire comme « la clairière de Rethondes », la clairière de l’Armistice.

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Un LIEU, de l’épi ferré à la clairiere de larmistice

 

Le dossier est structuré avec une étape 1 intitulée « Un lieu sans histoire, l’épi d’artillerie de la forêt de Compiègne« .

Le général Weygand, chef d’état-major de Foch, choisit en grand secret un site discret et isolé (pour Weygand, dans son livre Le 11 novembre, publié en 1932, «la solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire vaincu.»), en forêt de Compiègne, sur le territoire de la commune de Compiègne, à bonne distance du front depuis août 1918, pour accueillir les plénipotentiaires allemands (arrivés, par train depuis Tergnier, le 8 novembre 1918) et signer l’armistice le 11 novembre 1918 (à 5h12 du matin; pour un «arrêt des hostilités sur tout le front à partir de 11 heures»).
Sous la futaie, deux voies ferrées en épi, qui desservaient le site abandonné de tir des pièces d’artillerie à longue portée dissimulées (épi d’ALVF, Artillerie Lourde sur Voie ferrée construit en 1916), furent désignées comme site ad hoc: les wagons de Foch arrivèrent les premiers par la petite gare de Rethondes, sur la ligne Compiègne-Rethondes, en reculant dans ces voies ferrées militaires secondaires dans la nuit du 8 novembre 1918 (Foch, stationnait dans son train spécial aménagé en poste de commandement en gare de Senlis et attendait la confirmation que la délégation allemande acceptait de venir à lui).
Les wagons stationnèrent sur ces voies, presque face à face, au cœur de l’épi pendant trois longues journées, pendant que les journalistes imagineront les négociations se mener au château du Francport, et que, l’Histoire en marche, retiendra l’Oise, et la gare de Rethondes, comme le lieu tombeau de la guerre (Foch et Weygand eux-mêmes parleront de la «signature de l’armistice de Rethondes»).

Les activités proposées sont:
Décrire le lieu (la non clairière)
Localiser l’espace choisi
Expliquer le choix du lieu (la non clairière).

 

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Le dossier est structuré avec une étape 2 intitulée « Un lieu chargé de mémoire, la clairière aménagée en 1922« .

La Clairière de l’Armistice fut inaugurée le 11 Novembre 1922 en présence du Président de la République, Alexandre Millerand, du Ministre de la guerre André Maginot, du président du Conseil des ministres, Raymond Poincaré, et du maréchal Foch.
L’aménagement décidé a consacré un projet symbolique dont la construction commença en août 1922 selon les idées de Jean-Auguste Binet-Valmer (l’initiateur du transfert du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe) centrées sur l’idée du wagon des vaincus, du wagon des vainqueurs, et d’une pierre tombale (la «dalle sacrée», humble réplique de celle du Soldat inconnu) avec une inscription vengeresse, loin des discours pacificateurs.
Incluant la «dalle sacrée», la matérialisation des emplacements des wagons français et allemands – face à face (ce qui est inexact) – et la matérialisation des voies ferrées dans un espace circulaire dégagé, ce projet se veut un symbole fort et non une reconstitution rigoureuse (seule la place donnée au Wagon 2419 D est effectivement exacte).
Le premier abri musée (pour le wagon français 2419 D) ne fut construit qu’en 1927.

 

Les activités proposées sont:

Expliquer la symbolique de la clairière construite en 1922
Expliquer le sens de la phrase dans son contexte
Confronter les 3 documents pour distinguer les aménagements symboliques des emplacements historiques (point de vigilance : l’orientation).

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Le dossier est structuré avec une ouverture de perspectives intitulée « Le retour de symboles, 1940, 1944,…« .

L’armistice du 22 juin 1940…
Du démontage de la clairière et transfert du wagon à Berlin, …
… à la réinstallation à partir de 1944 à l’identique…
Des cérémonies républicaines …
… 11 novembre 2014

 

 

Le 2ème support déclencheur concerne     11 novembre – Une DATE – Centenaire – 14 juillet 14

Activités proposées:

Mettre en perspective
Les cérémonies d’hommage national à partir du lancement du Centenaire & du défilé militaire en uniforme « bleu horizon » sur fond de Marseillaise & de symboles républicains. 14 juillet 2014 – 11 novembre 2014, un angle mémoriel & d’ouverture.
Une date civique le lancement du Centenaire colorant internationalement la fête nationale.

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Le 3ème support déclencheur concerne     11 novembre – France – Allemagne

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Activités proposées:

Comparer / confronter les commémorations franco-allemandes
De l’histoire au symbole, discrète Grande guerre – temps fort de la vie publique.
Des cérémonies nationales aux cérémonies franco-allemandes, de la célébration guerrière à la construction de l’avenir commun.
                Que commémore-t-on ? Comment ? Avec qui ? A quelle date ? Dans quelles perspectives ? …

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Le 4ème support déclencheur concerne        Cérémonie républicaine – Hommage national – Dernier poilu

Activités proposées:

Questionner
Les mémoires & l’avenir des commémorations avec la disparition de la génération des vétérans de la Grande Guerre, à l’occasion des obsèques nationales de Lazare Ponticelli en mars 2008.

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Le 5ème support déclencheur concerne  Monuments aux morts emblématiques de Picardie

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Préparer une analyse de monuments aux morts avec comme activités proposées:
Décrire, trier, analyser les photographies de MNT sélectionnées

Observer les messages inscrits (« enfants », « enfants de la commune », « reconnaissance », « honneur », « morts pour la France, « la Patrie », « victimes de guerre », …), l’indication de l’identité des réalisateurs (marbrier, sculpteur, architecte,…) et la date d’édification (entre 1919 et 1925, surtout entre 1920 et 1921), la liste des victimes (ordre alphabétique, présence ou absence du grade, présence ou absence de la date de décès,…),…

Trier selon lesformes des constructions (stèle, obélisque, plaque, statue, bas-reliefs, tombe… ), les lieux d’implantation (place publique, cimetière, mairie, école,…),…

Analyser le répertoire symbolique privilégié par les constructeurs (caractère civique, patriotique, funéraire, religieux,… avec symboles patriotiques, militaires, végétaux, funéraires,…),…

Identifier les principaux éléments représentés / les symboles communs (drapeau, coq, faisceau, armes de la ville, casque, croix de guerre, médailles militaires, armes, palme, laurier, olivier, chêne, couronne, guirlande, urne, flamme, croix, victoire, deuil, Poilu au repos, mort, mourant, victorieux, survivant,…), …

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Le dernier fichier est maintenant assemblé.

Des enregistrements de lecture de lettres de poilus menés au CDI par des élèves de seconde:

écoutez cette plongée  dans les tranchées.

Pour retrouver des travaux élèves menés dans le cadre du Centenaire et des commémorations du 11 novembre 2017, cliquer ICI.

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